DROITS DES PATIENTS EN FIN DE VIE

Les directives anticipées

(cf. Article L.1111-11 du code de la santé publique) 

Toute personne  majeure peut, si elle le souhaite, rédiger des directives anticipées pour le cas où, en fin de vie, elle serait hors d’état d’exprimer sa volonté. Ces directives indiquent ses souhaits concernant les conditions de limitation ou d’arrêt de traitement.

Elles seront consultées préalablement à la décision médicale et leur contenu prévaut sur tout autre avis non médical. Renouvelables tous les trois ans, elles peuvent être,  dans l’intervalle, annulées ou modifiées, à tout moment. Si vous souhaitez que vos directives soient prises en compte, sachez les rendre accessibles au médecin qui vous prendra en charge au sein de l’établissement : confiez-lui ou signaler leur existence et indiquer les coordonnées de la personne à laquelle vous les avez confiées. 

Respect des volontés du patient

La loi du 22 Avril 2005 impose aux équipes soignantes de respecter la volonté d’un patient de refuser tout traitement et organise les procédures permettant une limitation ou un arrêt des traitements. 

Prélèvements – Dons d’organes

Faire un don d’un de ses organes ou de certains tissus après le décès est un geste généreux et utile : il peut sauver la vie d’un autre homme, d’une autre femme, d’un autre enfant.

Les prélèvements d’organes sont réglementés par la loi du 29 Juillet 1994 dite « loi bioéthique ». Elle fixe le principe que toute personne venant à décéder est présumée avoir consenti au prélèvement de ses organes et tissus. Toutefois vous pouvez vous y opposer par tout moyen  inscription sur le Registre national des refus (BP 2331—13213 Marseille Cedex), déclaration orale auprès de la famille ou du personnel de l’établissement, déclaration sur papier libre  conservée sur soi.